Des News de Cécé

 

 Et oui, comme tout le monde le sait maintenant (ou presque) Cédric est rentré à St Bonnet de Cray.

Merci à toi aussi Cécé de nous avoir fait voyager mais aussi rêver (mais pas toujours!!!) grâce à tes commentaires et tes belles photos.

Nous te souhaitons une merveilleuse année 2008... Avec de nouveaux voyages...Qui sait????

 

 

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Mercredi 17 octobre 2007

Je reprends enfin la route, après ces quelques jours de vacances, c'est amusant mais c'est la première fois depuis que je voyage que je me relâche comme ca… Que m’arrive-t-il? Fatigue. Sûrement.......
Avant de partir, Romain et moi nous donnons rendez vous à Ingapirca, pour visiter le plus grand site incas présent sur le territoire Equatorien.
La route grimpe dur à la sotie de la ville, en plus ma grande pause m'a donné mal au dos. Ce matin je ne peux plus me baisser. Comme quoi l'oisiveté n'est pas bonne, il faut taper dedans, sinon il en est fini de la santé. En tous les cas, je passe de 2250 mètres à plus de 3540, avec pas mal de peine. Mais peu a peu, mon dos se décoince et je réussie à me réveiller de ma torpeur, à oublier les "vacances".

Après encore pas mal de montées et descentes très raides, les routes secondaires ont vraiment des pourcentages de pentes effarants.
J'arrive sur le site à 13h00, je ne trouve pas Romain, j'attaque donc la visite tranquillement. Aux détours d'une ruine j'entends mon copain qui m'appelle. Lui a fini la visite.
Les ruines sont bien mises en valeur, une maison de l'époque a été reconstruite, ce qui éclaire un peu plus sur l'aspect que ca devait avoir. C'est sûr que ce ne sont pas les ruines du Pérou au niveau de la grandeur, mais elles sont tout de même très intéressantes. Le temple du soleil est le seul de cette forme, il est elliptique. Vraiment, je ne regrette pas mon détour. La fin d'après-midi se passe à discuter avec Romain en buvant des thés. Il ne fait vraiment pas chaud aujourd'hui, beaucoup de vent. Pour finir, je reprends mon costume de vagabond et demande au gardien du site si je peux camper ici. Je me retrouve sous un auvent d'entrepôt, un peu a l'abri, car il commence à pleuvoir. Nous nous quittons Romain et moi en nous donnant rendez vous à Baños, dans quelques jours.
 
 
Jeudi 18 octobre 2007

Je retrouve vraiment ma solitude après ces journées avec mes compatriotes, ce n'est pas pour me déplaire. "L'ours retrouve sa liberté, c'est je crois ce qu'il aime par dessus tout".
Beau soleil ce matin, mes prières de la nuit tout nu au sommet du temple du soleil ont fonctionnées, je plaisante j'avais un short!!!!!!!!!!!!!!
Mais, le plaisir est de courte durée aussi bien au niveau du ciel que de la route. Comme à l'accoutumée, ça monte et ça descend à pic. Une fois j'ai trop chaud et je "coule" l'eau, une fois j'ai froid et l'eau se transforme en glace. Je m'exécute donc à "la danse des vêtements".
L'après-midi se passe dans les travaux, ripios pas super du tout et camions. Infernal !!! Je suis asphyxié. Je passe dans un petit bled en fin de journée, mais pas moyen de trouver un endroit pour planter une tente. Je décide donc de continuer un peu, il commence à pleuvoir. En haut du col, derrière une meule de paille, je trouve un petit endroit assez plat. Je décide de m'installer là pour la nuit, dans le froid, le vent, le brouillard. Je suis trempé jusqu'aux os, la m.... quoi! Je me fais à manger comme je peux, vers 20h00, la pluie cesse, le brouillard se lève et je découvre la ville de Alausi à mes pieds, au fond d'une vallée très encaissée. Avant de m'endormir une voiture vient se garer juste à coté de ma tente. Je sors la tète de ma tente. Rien, pas de mouvement, mais je ne suis pas très rassuré. La voiture redémarre une demi-heure plus tard. Je vais passer une petite nuit, tout le temps aux aguets, réveillé par les moindres bruits suspects.


Vendredi 19 octobre 2007

Ce matin, pour changer il pleut, les boules.... Je replie tous comme je peux pour préserver ce qui n'est pas encore humide.
Grande descente glaciale, puis les montées reviennent inexorablement.... Beaucoup de pierres et de terre sur la chaussée, la pluie de cette nuit a laissée des traces. Heureusement pour moi le temps s'arrange et, à midi je transpire a grosses gouttes sur du goudron où je suis obligé de mettre tout à gauche tellement ça monte, c'est la première fois depuis mon départ que ça m'arrive.
Vers 13h30, le temps se couvre dangereusement, l'orage arrive, il faut dire qu'il fait une chaleur étouffante. Lorsque j'entre dans Riobamba je suis trempé, et frigorifié. Ça fait 2 heures que je suis sous l'orage, que je ferme les yeux dans les descentes et que j'évite les véhicules qui ont bien du mal à me voir dans ce déluge.
Les hôtels ne se battent pas pour m'accepter c'est le moins que je puisse dire. Je les comprends un peu quand on voit dans l'état dans lequel je suis. Enfin, j'en trouve un qui m'accepte, ce n’est pas le paradis, loin de la mais ce n’est pas cher et je peux salir tant que je veux, pas de risque que ça se remarque, le top quoi.
J’étends toutes mes affaires, il pleut, il pleut.......... toute la nuit.
  
 
 
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