Lundi 08 octobre 2007
Après mes oeufs aux plats avec du riz, c'est reparti. Mais je me trompe plusieus fois et je n'arrête pas de faire des aller-retours. En fait, il y a deux routes et les gens, quand je leur pose la question du chemins à suivre, m'indiquent soit l'un soit l'autre: Un vrai dialogue de sourd. Une fois, sur l'un des chemins, je grimpe doucement sur un ripio en bon état, la vallee et jolie. Je suis content d'avoir pris, par hasard, cette route. Dans une petite descente, je pince ma chambre à air et je dois réparer 5 trous d'un coup. Pendant mon dépannage, une dizaine de voitures sont passées mais personne ne m'a demandé si j'avais besoin d'aide. Je crois que c'est la première fois que ça m'arrive depuis mon départ. Que faut-il en conclure?
Dans mon ascention, je me fais offrir un ananas que nous mangeons tranquillement à l'ombre. Bien sympas ces gens. En fait, ils vendent leurs fruits et là ils tiennent à ce que je ne paie pas.
Deux circonstances , deux réations totalement oposées. Bien, mal, comment sont les gens?
J'arrive sur le goudron, le ciel est très bas et je redescends à fond les ballons vers Catamayo. Je rencontre un couple de cyclistes belges qui me disent qu'eux sont en Equateur depuis 40 jours et qu'ils trouvent ce pays fabuleux et assez sûr (niveau sécurité). D'ailleurs tous les soirs, en dehors des grandes villes, ils campent au bord de la route. D'avoir écouter toutes ces choses positives m'a rechauffé le coeur. Je crois que je vais bientôt rattaquer le camping moi.
Mardi 09 octobre 2007
A 7 heures, il fait déjà super chaud. Bosses très difficiles à froid. Au bout d'1h30 les premières gouttes arrivent. Je pédale, je pédale..............sous l'eau. Heureusement, la montée se termine, je suis frigorifié ensuite dans la descente. Je suis à Loja vers 11h00 du matin.
Bien belle ville à vrai dire. Son centre est constitué essentiellement de maisons coloniales, très bien mises en valeur.
Ce soir il y a une fête en l'honneur du Che Gevara assassiné il y a 40 ans.
Au lieu de repartir dès le lendemain, mercredi comme prévu, je prolonge mon séjour. Essentiellement à cause d'une tourista, et oui encore une. Mais, comme j'ai du mal à rester dans ma chambre à attendre que ça passe, je vais visiter un jardin botanique. Pas mal du tout. Beaucoup de variétés de milieux différents, aussi bien de la jungle que de la montagne.
Je ne suis toujours pas très en forme ce matin et je décide de reprendre la route sans manger histoire de tuer la bestiole.
Montées/descentes, l'habitude quoi. Je bascule sur Saraguro petite ville où la majorité des habitants sont habillés en costume typique, tout en noir avec une robe pour les femmes (un peu en sari) et une sorte de pentalon 3/4 pour les hommes. Males et femelles portent une tresse manifique. Souliers et chapeau melons noirs finissent le tableau. Vraiment très curieux et impressionnant de voir ces gens tous ainsi, par contre très difficile de les prendre en photos. Dommage....
Je continue ma route mais je suis de plus en plus faible. Comme le ciel se fait de plus en plus menaceant, je décide de m'arrêter dans un village ou je plante ma tente sous le préau de lécole.
Je me risque à manger un morceau, je verrai bien si ça passe.
