Toute la nuit ça a été l'hiver, la pluie, le brouillard qui courait sur le route... Enfin le bonheur : un préau avec son toit de chaume. Je reprends mon ascention tranquillement. Tout se passe bien jusqu'à 12h00...Ensuite pluie... La route est tellement chaude que l'eau s'évapore dès qu'elle touche le sol. Je suis dans le brouillard le plus complet. J'ai une visibilité de seulement quelques mètres. La bosse est rude et je passe de 1800 mètres d'altitude à 3300m. Avec le froid et mon ventre qui gargouille, j'ai vraiment du mal. Heureusement pour moi, je finis l'ascention avec des vttistes de Cuneca. Je retrouve un second souffle.
Dès que je commence à descendre, la pluie s'arrête et je commence, avec la vitesse, à sécher très vite. Je récupère de l'eau dans une petite source. J'ai bien envie de camper ce soir et d'arriver seulement demain, pour le match de rugby. Mais, finalement, je roule et, mal aiguillé par des motards, je me retrouve dans la vallée qui culmine tout de même à 2500 mètres, à travers les maisons et les gens.
Il aurait tellement été agréable de planter la tente dans les belles prairies, en haut de la descente. Mais bon, je ne vais pas remonter, je n'ai plus le choix il faut que j'arrive à Cuneca coute que coute. Une heure plus tard, je suis dans le centre de la ville et je tourne et je tourne. Il commence à retomber des gouttes, je suis archi cuit... Danger, c'est là qu'arrivent les problèmes, il ne faut surtout pas s'affoler. A force de demander, je commence enfin à me repérer...
Samedi 13 octobre 2007
A peine levé, je me mets en quête de TV5 pour voir la demi finale de Rugby entre l'Angleterre et la France. A 12h00, après avoir fait toute la ville je suis désespéré, il ne me reste plus qu'une solution c'est l'alliance Française. On m'a dit qu'elle était fermée le samedi. J'y fais un saut quand même, on sait jamais. J'y trouve une française en train de fermer le portail... Je suis stupéfait, je ne cois pas qu'il ne retransmette pas le match. La dame me répond qu'elle ne savait même pas qu'il y avait un match. Pendant ce temps, arrive Thomas, un jeune cycliste qui vient demander des informations sur la structure et qui ne serait pas contre regarder la partie. Arrive Gaëlle et Nathaniel qui viennent voir le match. La pauvre dame se voit dans l'obligation de réouvrir la boite. Mais, cela eut été trop simple... Impossible de faire marcher la television, Haaaaaaaaaaaaaaa je cris, mais pas tout seul cette fois. Nathaniel est un coriace,et il ne lache pas prise... De fait, nous voilà donc repartis en quête d'une télévision.
A la terrasse d'un café, nous faisons connaissance de Maude, prof de français à l'alliance Française de Guayaquil en week-end. Elle est accompagnée de Benjamin artiste percussioniste. Enfin, à force de demander et de demander nous trouvons un bar qui diffuse le match, c'est comme ça que nous nous retrouvons à coté de jeunes anglais.
Fin du bal pour l'equipe de France, c'est perdu.
Le soir, nous nous retrouvons tous autour d'un verre, pour arroser notre rencontre. Toutes ces personnes sont vraiment trés trés intéressantes, les discutions vont bon train. Ce n'est donc qu'à une heure très tardive que nous nous quittons.
Visite de la ville qui est tres belle. Les maisons sont de style coloniale, le centre touristique est vraiment sympa. C'est vraiment le premier pays que je visite où je ressens un semblant d'histoire dans les villes.
Nos 2 journées vont être occupée à visite des musées, ce que je n'aurai sans doute pas fait seul, et à discuter. Nous faisons la connaissance de Fançois dit Pacco, qui travaille ici à Cuenca pour l'alliance français. C'est ainsi que nous finissons chez lui pour une pasta partie.
